HÉRAULT: ABDEL EL ALI AIDE-SOIGNANT TABASSÉ PAR LA POLICE ? VIDÉO CHOC !

HÉRAULT: ABDEL EL ALI AIDE-SOIGNANT TABASSÉ PAR LA POLICE ? VIDÉO CHOC !

Un aide soignant de 35 ans a porté plainte contre des gendarmes qu’il accuse de violences à son égard, perpétrées dans la nuit du 21 au 22 mai, dans l’Hérault.

En effet, alors que vers 23h, l’aide-soignant quitte son travail pour rejoindre le domicile de sa grand-mère, il a été arrêté sur le parking d’un supermarché. Quatre militaires l’ont alors contrôlé, pour un ”soi-disant excès de vitesse”, selon les mots du soignant.

Dans une vidéo qu’il a prise, on peut ainsi l’entendre plaider son innocence. Il explique même avoir été moqué et rabaissé par les gendarmes, qui n’ont pas voulu le laisser partir, alors qu’ils n’avaient aucune preuve contre lui.

La vidéo montre également deux gendarmes transperçant les pneus du véhicule du trentenaire.

Selon l’avocate de la victime, Valérie Soulié, les gendarmes vont lui donner un coup de lampe torche qui fait tomber son téléphone. Quand il se baisse, il est victime d’un plaquage ventral de la part des agents de police.

Rappelons que la technique d’interpellation du plaquage ventral utilisée par la police a déjà causé la mort de Cédric Chouviat, 42 ans et père de 5 enfants ainsi que Mohamed Gabsi, 34 ans et père de 3 enfants.

Suite à cela, l’aide-soignant est placé en garde à vue en dépit de ses nombreuses blessures. Il aurait, selon son avocate, vomi et fait plusieurs malaises durant la garde à vue.

Il est seulement hospitalisé à 2h40 à l’hôpital à Sète ou il subira de nombreuses opérations et passera plusieurs jours.

Les gendarmes démentent totalement la version du jeune homme. Ils expliquent avoir souhaité maîtriser l’aide-soignant, qui aurait chuté entraînant un autre gendarme qui serait aussi blessé. 

Ainsi, l’aide-soignant âgé de 35 ans s’est vu prescrire 45 jours d’ITT par les médecins en raison de son bras en écharpe, sa clavicule fracturée, son hématome extradural à la tête ayant nécessité 60 points de suture, et d’autres nombreux hématomes que l’on peut constater sur les photos suivantes.

Il attend, ”paisible” selon les mots de son avocate, les investigations de la Section de recherches de la gendarmerie de Nîmes, pour que justice et vérité soient faites sur cette affaire.

Encore une fois, nous pouvons constater l’hypocrisie de la société qui n’a eu cesse d’applaudir tous les soirs à 20h le personnel soignant pour son dévouement dans la lutte contre le coronavirus mais qui aujourd’hui se tait lorsqu’un aide-soignant est victime des exactions policières.

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