INTERPELLATION POLICIÈRE: CHRISTOPHE CASTANER INTERDIT “L’ÉTRANGLEMENT”

INTERPELLATION POLICIÈRE: CHRISTOPHE CASTANER INTERDIT “L’ÉTRANGLEMENT”

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, s’est exprimé lundi après midi lors d’une conférence de presse sur la question du racisme et de la mise en cause des forces de l’ordre. 

A l’heure ou les Etats-Unis sont secoués par les manifestations contre les violences policières à travers le mouvement Black Lives Matter en mémoire à George Floyd, le débat sur la police française a repris, notamment avec les manifestations organisées par les collectifs contre les violences policières. 

Ainsi, pour répondre à la polémique, Christophe Castaner a décidé de bannir les méthodes d’interpellation par étranglement et par appui sur la nuque.

Le ministre de l’Intérieur a également déclaré qu’il ”n’y a pas d’institution raciste ou de violence ciblée” et assuré qu’il ne cessera de ‘‘défendre l’honneur des forces de l’ordre”

Ainsi, la méthode du plaquage ventral, qui aurait notamment entraîné la mort par asphyxie de Cédric Chouviat, 42 ans et père de 5 enfants, ainsi que Mohamed Gabsi, 34 ans et père de 3 enfants, n’a pas été interdite par le ministre de l’Intérieur.

Nous pouvons également noter son changement de discours au fil du temps.

En effet, en octobre 2019 il déclarait qu’il ”n’y avait pas eu de ratés dans la gestion du maintien de l’ordre” suite aux manifestations des pompiers.

En août 2019, Christophe Castaner demandait à ce “qu’on accuse pas la police d’avoir tué quelqu’un” alors que la grenade lancée par les forces de l’ordre avait entraîné la mort de Zineb Redouane, 80 ans, alors qu’elle fermait ses volets à Marseille.

En avril 2019, suite à une vidéo montrant un membre des forces de l’ordre matraquer un gilet jaune à Besançon, il déclarait qu’il n’y avait “pas d’image de violence policière”.

En janvier et mars 2019, il assurait qu’il n’existait pas de ”policier qui attaque les manifestants”, en faisant référence aux manifestations des gilets jaunes. 

Ainsi, alors que le Ministre de l’Intérieur a toujours semblé nier les violences perpétrées par la police française à l’égard d’une partie de la population, il se résout finalement à les condamner lors de cette conférence de presse.

Malheureusement, l’absence de revendications et d’un message politique clairs dans les récents mouvements de contestation en France permettent ce type de promesses hypocrites et des solutions risibles de la part d’un gouvernement qui craint beaucoup plus les révoltes de nos quartiers que les discours vides de militants vendus à des partis de gauche.

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