Sargé-lès-Le Mans : A la cantine, les repas sans porc, c’est terminé

Les cas se multiplient en France. La cantine scolaire de Sargé-lès-Le Mans ne permettra plus aux élèves musulmans et juifs d’avoir un repas de substitution.

Le maire de Sargé-lès-Le Mans a indiqué que dorénavant les repas de la cantine scolaire seraient les mêmes pour tous et que les convictions religieuses ne permettraient plus d’éviter le porc ou la viande dans l’assiette des enfants sous prétexte de laïcité.

Trois mois après le début de l’année scolaire, alors que les parents ont déjà aménagé leur emploi du temps, voilà que la mairie change de prestataire et n’offre plus la possibilité aux enfants de choisir un repas de substitution comme c’était le cas jusque là. Pour les parents, c’est l’incompréhension.

« Pourquoi changer les règles maintenant alors que ça se passait bien ? »

Pas de réponse de la mairie si ce n’est la carte habituelle de la laïcité et de la pratique religieuse en privée. Une mesure totalement contraire à la loi qui n’a pas l’air de gêner l’élu.

« Aucun texte législatif ou réglementaire n’impose aux communes un aménagement des repas en fonction des convictions philosophiques ou religieuses des parents. Et la cantine est un service public facultatif soumis au principe de la laïcité. »

Notre juriste a réalisé l’année dernière une chronique juridique sur la question qui permettra aux parents d’argumenter en cas de problème similaire. La famille de l’enfant a le droit de transmettre ses convictions religieuses ou philosophiques à l’enfant, dès lors que celles-ci ne vont pas à l’encontre de l’intérêt des mineurs et des valeurs républicaines.

De nombreux cas similaires se multiplient en France. L’islamophobie se développant à vitesse grand V notamment dans certains cercles de pensée qui font de la “laïcité” une arme d’exclusion contre les musulmans. Inévitablement, la Communauté se construit en opposition avec ce principe républicain et de facto s’exclue. Il est important de militer pour une laïcité inclusive, celle qui donne le droit au religieux de mettre en pratique librement ses convictions, celle qui ne permet pas à l’Etat de s’immiscer dans le culte.

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