81% des musulmans ne se sentent pas assez impliqués dans leur mosquée

Le résultat du sondage de cette semaine est lourd de sens pour toute la communauté. 81% des musulmans ne s’estiment pas suffisamment investis dans la vie de leur mosquée.

Tout d’abord, la participation à ce sondage a été bien moindre en comparaison des autres sondages qui avaient attiré jusqu’à 3000 votants. Celui-ci n’a comptabilisé qu’un peu plus de 600 votes. Force est de constater qu’ici l’abstentionnisme est une forme de réponse et se fait l’échos d’un laxisme insoutenable de notre part pour nos mosquées.

Rien d’étonnant que nous soyons dépossédés de nos lieux de culte par des pseudos dirigeants plus prompts à satisfaire les politiques que leurs propres fidèles. De même, des  personnalités fantoches à l’instar de Dalil Boubaker ou “l’imam” Hassan Chalgoumi peuvent aisément se hisser en haut dignitaires et se présenter comme des représentants légitimes étant donné que personne ne contrecarre leurs plans.

La prise de conscience est un premier pas essentiel pour une remise en question efficace, cependant, qui saura changer sa façon d’agir? Qui prendra réellement conscience de son manque d’investissement et cherchera à y remédier?

Beaucoup abandonnent l’espoir d’un lieu de culte décent pour leur ville. Ils ne pourraient donc pas s’investir car il n’y aurait pas de mosquée… Mais c’est bien là que prend tout le sens de la mobilisation pour sa religion. Nous ne devons plus rester mous et attendre qu’une mosquée toute belle et toute neuve se construise sans effort un beau matin devant notre jardin.

Il n’y a pas de mosquée dans la ville? Une salle de prière fera l’affaire. D’ailleurs combien de simples salles sont devenues de vrais bâtiments dédiés au culte islamique grâce à Dieu puis à force de patience et de courage des fidèles?

Il est tout à fait désolant qu’à l’inverse trouver une salle pour jouer entre amis ou récupérer de l’argent pour financer une petite fiesta ne semblent pas être des requêtes épineuses.

En revanche, il n’est pas question de se fustiger sans raison. Chacun doit agir selon ses moyens. 

Ce sondage permet d’établir que les attaques médiatiques et politiques dont nous sommes victimes peuvent trouver une explication dans notre manque d’implication à l’égard de notre communauté. Nous en avons conscience, reste à agir et se réveiller pour un printemps des mosquées…

Pour commencer, la communauté musulmane des Ulis a besoin de nous, nos conseils et notre soutien. Elle a besoin d’aide dans la résolution d’un conflit qui dure depuis plusieurs années entre deux associations qui divisent les musulmans concernant la construction d’une nouvelle mosquée. 

 

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