AMNESTY INTERNATIONAL, HUMAN RIGHTS WATCH ET OPEN DEMOCRACY CONDAMNENT LA POLITIQUE ISLAMOPHOBE DE LA FRANCE !

AMNESTY INTERNATIONAL, HUMAN RIGHTS WATCH ET OPEN DEMOCRACY CONDAMNENT LA POLITIQUE ISLAMOPHOBE DE LA FRANCE !

Trois importantes organisations, Amnesty International, Human Rights Watch et Open Democracy ont récemment condamné la France sur sa manière de traiter sa minorité musulmane.

L’ONG Amnesty International s’inquiétait déjà depuis des années du sort des musulmans vivant en France.

En effet, depuis 2015, Amnesty International mettait en garde le gouvernement français suite aux perquisitions et fermetures de mosquées arbitraires subies par les musulmans ainsi que sur le discours islamophobe véhiculé par les politiques et les médias français. 

Récemment, Amnesty International a publié une tribune dressant un bilan plus qu’inquiétant de la situation actuelle en France. 

En effet, l’ONG a rappelé les propos tenus par certains membres du gouvernement, “des propos qui nous inquiètent car ils rappellent des dérives passées dans la lutte anti-terroriste”. 

C’est ainsi qu’Amnesty International a mis en lumière le rôle du Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin “participant ainsi à la stigmatisation des personnes musulmanes” de par “son amalgame entre l’existence de rayons halal dans les supermarchés, le « séparatisme communautaire » et le terrorisme”.

L’organisation a également évoqué le droit international avec lequel le droit français n’est pas conforme sur certains points, notamment sur la dissolution des associations en Conseil des Ministres sans contrôle judiciaire préalable. 

En évoquant les dérives de l’Etat d’urgence de 2015, Amnesty International a rappelé que les mesures qui seront prises par la France devront être conformes aux principes de légalité,  nécessité, proportionnalité, et non-discrimination.

Amnesty International a aussi condamné de potentielles mesures telles que le ”Guantanamo à la française”, ou la remise en cause du droit d’asile que les médias et politiques français ont évoqué ces derniers temps. 

Human Rights Watch a également dénoncé l’offensive menée par la France contre le supposé ”communautarisme”.

En effet, les mesures prises ciblent exclusivement la communauté musulmane vivant en France et participe à leur stigmatisation.

C’est pourquoi l’ONG a mis en garde la France sur sa politique tout en lui demandant de respecter les droits humains.

Open Democracy a quant à elle rédigé une lettre ouverte, réponse au ”manifeste des 100” qui a été publié dans le Monde pour appuyer les propos du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer sur ”l’islamogauchisme” dans le milieu universitaire. 

La lettre ouverte condamne fermement le terme d’islamogauchisme ainsi que les amalgames visant la minorité musulmane vivant en France, soutenant totalement la liberté académique ainsi que les universitaires ciblés par cette accusation fallacieuse. 

Cette lettre ouverte a été signée par de nombreux docteurs et professeurs d’universités mondialement reconnues telles que l’Université de Cambridge ou encore celle d’Oxford. 

Force est donc de constater que partout dans le monde, les médias, les organisations de droits humains mais aussi les politiques et les citoyens s’inquiètent du sort des musulmans en France et condamnent les agissements du gouvernement français.

Malgré toutes les mises en garde des différentes organisations, la France ne recule pas et au contraire multiplie les perquisitions et les fermetures arbitraires visant les musulmans et leurs  institutions (mosquées, associations, écoles).

A titre d’exemple, une fillette de 10 ans s’est récemment faite perquisitionnée par la police et a subi 11h d’interrogatoire au commissariat.

Cette politique d’Etat islamophobe dénoncée par Amnesty International, Human Rights Watch et Open Democracy continue donc de plus belle, notamment avec le projet de loi dit contre le ”séparatisme” qui sera voté le 9 décembre.

Pour consulter le communiqué d’Amnesty International, cliquez ici. 

Pour consulter le communiqué d’Human Rights Watch, cliquez ici.

Pour consulter la lettre ouverte d’Open Democracy (en anglais), cliquez ici.

Partagez :