Quand Abdelaziz Bouteflika menace Israël… d’une minute de silence

La palme du holà tant attendu des pays arabes et musulmans à propos du massacre des gazaouis par Israël revient pour l’instant au gouvernement algérien qui dans un instant d’héroïsme a menacé Israël “d’une autre minute de silence” si les bombardements se poursuivent dans la bande de Gaza d’après le journal lematindz.

La chaîne Ennahar en a informé ses téléspectateurs “en urgence”. Il est vrai que la président algérien a montré un élan de solidarité envers le peuple palestinien à hauteur de 25 millions de dollars d’aide et il y a quelques jours, il s’est réuni avec ses homologues égyptien et qatari afin de trouver une solution en s’orientant vers une “action arabe commune”.

Cependant, près de 1800 palestiniens sont morts. Comment une minute de silence peut-elle troubler la quiétude morbide de l’armée israélienne ?

Netanyahu affirmait samedi soir qu’Israël abordait une nouvelle phase dans l’opération “Bordure protectrice”, certaines troupes sont déplacées mais pour mieux en positionner d’autres à l’intérieur de la bande de Gaza. Le porte-parole de l’armée, Peter Lerner, manie le politiquement correct tant qu’il peut afin de justifier le déploiement de troupes au sein de Gaza :

«Nous en retirons certaines, nous en changeons certaines (de position) à l’intérieur (du territoire), cette mission est en cours».

Benyamin Netanyahu confirmait que l’opération allait se poursuivre «aussi longtemps que nécessaire» tout en usant de «toute la force requise».

Le silence c’est bien ce qui caractérise le mieux la réaction de la communauté internationale, quelques gémissements timides au mieux, alors pourquoi s’en vanter ? Une minute de silence pour dissimuler des semaines d’inertie. Chut Israël a besoin de calme pour se concentrer à massacrer. Si seulement la léthargie globalisée ne pouvait durer qu’une minute…

 

Partagez :