Mahmoud Abbas accuse Israël et les Etats-Unis lors d’un discours à l’ONU

Le président palestinien Mahmoud Abbas a prononcé des discours accusatoires et sans équivoque sur Israël et les Etats-Unis lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. 

Abbas a commencé son discours en déclarant que “Jérusalem n’est pas à vendre”, provoquant des applaudissements dans la salle. Il s’est ensuite tourné vers la dénonciation à son tour de la loi “raciste” de l’État-nation, du soutien sans réserve de l’administration Trump à Israël et du refus des deux États de respecter les accords internationaux et les résolutions de l’ONU.

“Cette loi conduira inévitablement à la création d’un Etat raciste, d’un Etat d’apartheid, et annule ainsi la solution à deux Etats”, a-t-il déclaré.

Dans son premier discours à l’ONU depuis que les Etats-Unis ont déplacé leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, M. Abbas a déclaré que les Palestiniens voyaient désormais les Etats-Unis “d’un nouvel œil” et non plus comme un médiateur équitable dans le processus de paix.

“Cette administration a renié tous les engagements antérieurs des Etats-Unis et a sapé la solution des deux Etats”, a-t-il déclaré.

Le dirigeant de l’OLP a appelé davantage de pays à reconnaître l’État de Palestine et à ce que les Nations Unies appliquent les résolutions qui ont été votées contre Israël.

Abbas a soulevé la question de l’UNRWA, qui fournit des secours et une assistance humanitaire à plus de cinq millions de Palestiniens, et se bat désormais pour sa survie puisque les Etats-Unis ont indiqué mettre fin à son financement. I a accusé les Etats-Unis d’avoir tenté de “faire disparaître” l’UNRWA.

Il a réitéré à plusieurs reprises que l’OLP est pleinement attachée à la paix et rejette catégoriquement toutes les formes de violence, mais a souligné que la coopération était une voie à double sens.

En conclusion, M. Abbas a rendu hommage aux martyrs et aux prisonniers et a déclaré à tous les Palestiniens que “nous approchions bientôt de notre journée de liberté et d’indépendance et que l’obscurité de l’occupation va bientôt disparaître”.

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