L’inde impose un couvre feu dans la région musulmane du Cachemire après d’importantes manifestations

Des milliers de personnes ont défilé dimanche, malgré un couvre-feu strict dans une grande partie du Cachemire administrés par l’Inde, pour assister aux funérailles d’un commandant rebelle tué par les forces de sécurité.

Sabzar Ahmad Bhat, un des chefs de file du groupe Hizbul Mujahideen , a été abattu samedi lors d’un échange de coups de feu avec des troupes gouvernementales dans sa ville natale de Tral.

Sa mort a déclenché des manifestations et des affrontements dans certaines parties du Cachemire, provoquant la mort d’un et des dizaines d’autres blessés.

Dimanche, le premier jour du mois béni de Ramadan, les autorités ont imposé des mesures de sécurité strictes, ont érigé des barricades à Srinagar et d’autres villes, tout en coupant partiellement les services téléphoniques pour empêcher de nouvelles manifestations.

Pourtant, des milliers de personnes se sont rassemblés à Tral pour assister à l’enterrement de Bhat et crier des slogans anti-indiens et pro-indépendance.

“Les gens marchent à pied pour prendre part aux funérailles”, a déclaré Abid Ahmad, âgé de 27 ans, qui a voyagé de Srinagar à Tral.

Le verrouillage de la région principalement musulmane a paralysé la vie dans la majeure partie du Cachemire.

La mosquée centrale de Srinagar est restée fermée et les fidèles ont été empêchés de prier malgré le Ramadan.

“Des restrictions ont été mises en place aujourd’hui afin que les foules ne se rassemblent pas et n’incitent pas la violence”, a déclaré Shesh Pal Vaid, porte-parole de la police à Srinagar.

L’année dernière, près de 100 manifestants avaient été tués après que le chef de Hizbul Mujahideen, Burhan Wani, ait été assassiné, déclenchant des mois de manifestations contre l’Inde.

Le sentiment anti-Inde traverse la vallée du Cachemire, où la plupart des gens favorisent l’indépendance ou une fusion avec le Pakistan.

La région a été divisée entre l’Inde et le Pakistan depuis la fin de la domination britannique en 1947. Tous deux revendiquent le territoire contesté dans son intégralité.

 

Partagez :