17 Octobre 1961 – Des centaines de manifestants algériens pacifiques tués par la police

Le 17 octobre 1961 est encore qualifié par de nombreux historiens comme “la répression d’Etat la plus violente qu’ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l’histoire contemporaine” à l’encontre de centaines de manifestants algériens.

Familles de victimes, associations, témoins ou encore historiens tentent désespérément d’ouvrir les archives des brigades fluviales afin de faire lumière sur ces massacres mais leurs multiples appels restent pour l’heure inopérants. 

Certains observateurs définissent les positions de François Hollande comme étant un “effort” sur la question mémorielle en lien avec les crimes contre la population algérienne lors de la colonisation. Toutefois, on se souviendra surtout de son revirement sur la journée du 19 mars et sa reconnaissance des crimes subis par les harkis et engageant la responsabilité de la France. 

Il y a 55 ans des algériens hommes, femmes et enfants manifestaient pacifiquement contre le couvre-feu discriminatoire dont ils étaient la cible. La police française a alors ouvert le feu sur les manifestants dont beaucoup ont été jetés dans la Seine. On compte alors des centaines de morts, des centaines de blessés ainsi que des centaines de disparus. 

 

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