Femmes voilées et “sorcières d’Halloween” : Aucune sanction pour le sénateur

Femmes voilées et “sorcières d’Halloween” : aucune sanction pour le sénateur à l’origine de la comparaison

En plein débat sur le voile, le sénateur Jean Louis Masson, n’a pas hésité à comparer les femmes voilées à des “sorcières d’Halloween”.

“On pourrait aussi sortir des sorcières d’Halloween pour accompagner les enfants”.

Sous le choc, le sénateur et vice-président PS, David Assouline, avait saisi le bureau du Sénat afin de sanctionner les propos de son confrère estimant que les paroles de sénateur Jean-Louis Masson étaient “injurieuses, racistes et incitatrices à la haine, et…outrepassent la liberté d’expression des parlementaires”.

Le bureau du Sénat s’est donc réuni, et a mis en cause le sénateur pour cette comparaison entre les femmes voilées et les “sorcières d’Halloween”. Mais dans un communiqué cité par Public Sénat, le bureau a conclu que l’instance “a constaté qu’(elle) n’avait pas compétence pour sanctionner de quelque manière que ce soit un sénateur pour des propos inappropriés tenus en séance publique”.

Comme la liberté de parole des parlementaires dans l’hémicycle est garantie par la Constitution, selon plusieurs des membres du bureau, aucune sanction n’a donc été prononcée.

En somme, l’image renvoyée par les instances étatiques est celle d’une liberté d’expression totale lorsqu’il s’agit d’injurier les femmes françaises de confession musulmane ou d’inciter à la haine.

Une position prise par une majorité de politiques, qui conforte de plus en plus les islamophobes dans leur désir de s’attaquer aux français musulmans.

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