L’armée israélienne humilie un imam en le forçant à se dénuder aux yeux de tous

La barbarie sioniste n’a aucune limite. Après les massacres de l’aviation aérienne, les soldats israéliens ont éradiqué des centaines de personnes dans différents quartiers de Gaza comme Shajaria. Un imam de Khusa’a a décidé de témoigner sur le jour le plus long et le plus pénible de sa vie.

Najjar est un imam de 55 ans extrêmement respecté dans le quartier. Le 22 juillet 2014, l’homme était en compagnie de sa famille au milieu des bombes et des cris lorsqu’il entendit des tirs.

 “Nous avons crié que nous étions des civils. Mais ils ont continué à tirer comme si nous n’avions rien dit”, un chien de l’armée israélienne a bondi à l’intérieur de la maison faisant peur aux enfants cachés.

” Nous sommes des civils, il y a des enfants et des bébés avec nous et nous n’avons pas de lait ni de médicaments.” a crié l’imam en hébreux. En réponse, les soldats ont obligé toute le monde à sortir. “Sortez un par un !”

“Devant toutes ces femmes ils m’ont forcé, à la pointe du fusil, à me mettre tout nu,” raconte l’Imam encore très affecté par ce qu’il a vécu. En larme le religieux rajoute : “Je suis un homme respecté, et me retrouver tout nu devant tout le monde est ce qui m’est arrivé de plus humiliant de toute ma vie”.

L’humiliation d’un religieux respecté dans la communauté n’est pas anodin. Les soldats israéliens souhaitent détruire le peu qu’il reste aux palestiniens comme cet homme reconnu pour son attachement à la religion. Déshabiller un imam et le faire marcher nu dans plusieurs rues du quartier est abominable. 

Après avoir forcé les hommes à rester nus les bras écartés, les soldats ont ensuite demandé à Najjar (toujours dénudé) de “ramener les femmes et les enfants ailleurs”. 

“Les bombes et les bulldozers avaient fait d’énormes trous dans les rues, et j’ai dû porter ma vieille mère sur les épaules jusqu’à chez mon frère”, a-t-il dit.

La maison du frère de Najjar était aussi occupée par des militaires israéliens en colère que les palestiniens viennent les réveiller. S’en est suivi des interrogatoires sur le Hamas, la résistance islamique et les tunnels qui font tellement de dégât à Tsahal. L’imam n’a pas courbé l’échine et s’est moqué des soldats en touche afin de ne pas trahir ses frères au combat.

 “Les seules roquettes que je connaisse sont les missiles israéliens des F16 et des drones.  […] Malgré toutes vos capacités de renseignements et toute votre technologie, vos drones, vos F16, vous Israéliens, vous ne savez pas où sont les tunnels ; croyez-vous que ceux qui les construisent vont venir me dire où ils sont ? “”

Après l’avoir laissé se rhabiller, les militaires se sont servis de l’imam comme un appât, l’obligeant à se rendre à la mosquée afin de dire via le haut parleur que tout le monde pouvait enfin sortir car les soldats étaient partis.

“Ma gorge était sèche et je n’arrivais pas à appeler les gens à la prière tellement j’étais épuisé par le manque de sommeil et le jeûne, alors le soldat a mis son fusil sur ma tempe et m’a ordonné de dire à tout le monde de sortir,” a dit Najjar.

 Les soldats ont ensuite discrédité l’imam en le faisant sortir comme un traître devant tous les jeunes arrivés près de la mosquée. En quelques minutes, tous les palestiniens ont été arrêtés par l’armée israélienne. Najjar a quant à lui été relâché avec sa mère.

“Quoiqu’il arrive je ne pourrai jamais oublier cette humiliation. La honte me poursuivra toute ma vie” a-t-il affirmé.

L’imam Najjar est marqué à vie par ce mardi 22 juillet qui restera le jour plus dur de sa vie. Par ce témoignage, le religieux a souhaité libéré sa peine, faire savoir au monde la situation actuelle à Gaza et la cruauté sioniste. L’armée la plus morale du monde selon Habib Meyer (député UDI) a de nouveau montré qu’elle ne respectait aucun principe éthique. Les commissions de Genève régissant logiquement les guerres modernes ont de nouveau été violées sans que les institutions internationales ne réagissent pour sauver le peuple palestinien. 

Le témoignage de Najjar a été recuilli par Mohammed Omer, journaliste palestino-néerlandais renommé, basé à Gaza. La traduction a été effectué par Oumma.com

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