La Turquie prête à déloger les militants musulmans ouïghours qui “complotent contre Pékin”

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, était en Chine afin de relancer la coopération entre les deux pays mise à mal par le cas Bachar Al Assad et la guerre en Syrie. A l’image du rapprochement avec la Russie, la Turquie pourrait faire de graves concessions dans sa politique étrangère afin de se rapprocher du géant chinois.

Lors d’une déclaration en marge de la rencontre, le ministre turc, Mevlut Cavusoglu, et son homologue chinois, Wang Yi, a fait savoir qu’une coopération plus poussée en termes de sécurité serait mise en place. Les militants opposés à la politique de Pékin seraient pourchassés comme des ennemis de la Turquie. Des propos qui visent directement la minorité musulmane de Chine, Ouïghour, victime de la répression du pouvoir néo-communiste.

Une position turque qui tranche avec les anciens discours de Recep Erdogan qui avait à de nombreuses reprises soutenu les dix millions de Ouïghours de Chine. La Turquie post-coup d’Etat se tourne de plus en plus vers l’Asie quitte à mettre en péril une politique extérieure bienveillante à l’égard des minorités musulmanes persécutées à travers le monde. 

Après la chute d’Alep facilitée par les nouvelles relations turco-russes, on pourrait voir maintenant les militants Ouïghours en Turquie renvoyés directement en Chine alors qu’ils étaient reçus en frères il y a encore quelques années. 

La minorité Ouïghour subie la répression de Pékin qui n’hésite pas dans certaines contrées à interdire le jeûne du mois de Ramadan, la barbe, la prière en groupe ou encore le halal. Des mesures discriminatoires dénoncées par les ONG internationales. 

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