Najat Vallaud Belkacem de nouveau en désaccord avec Manuel Valls au sujet de l’islam

Alors que Manuel Valls, premier ministre et Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’Education nationale, s’étaient déjà affrontés par interviews interposées lors de l’affaire du burkini ayant alimenté tous les débats de l’été 2016, la jeune femme récidive en s’opposant sur ce qui constitue le mal prioritaire de la France à l’heure actuelle.

La ministre a indiqué par ces termes sa distanciation politique en matière de vision du combat premier que doit mener la France :

Manuel Valls a son identité politique et moi j’ai la mienne.”

C’est dans un entretien accordé à L’Obs que Najat Vallaud Belkacem a mis en exergue un angle de vue foncièrement différent mais ô combien preuve d’une réelle volonté d’apaisement national.

Pour lui, l’essor de l’islam radical est le combat central. Pour moi, la société française est d’abord minée par le repli identitaire, le ressentiment à l’égard des musulmans“.

Elle affirme que combattre en priorité  ce “ressentiment” est le meilleur moyen pour “faire durablement reculer l’islam radical, qui enfante des monstres, le djihadisme, le terrorisme“.

Cette divergence fait échos à celle ayant émerger sous les embruns marins avec l’affaire du burkini, lorsque Najat Vallaud Belkacem s’était exprimée sur Europe 1 le 25 août dernier en soulignant que la “prolifération” des arrêtés anti burkini n’était pas une solution dans la mesure, entre autre, où elle “libère la parole raciste”.

La ministre de l’Education nationale confirmait toutefois en même temps son accord avec le premier ministre et met en avant les manipulations électoralistes de ce sujet par la droite.

“L’interdiction généralisée n’est pas une solution, a fortiori lorsqu’elle est utilisée, à droite, pour engranger un bénéfice électoral de la stigmatisation des musulmans. Voilà ce contre quoi je me suis élevée. Manuel Valls, lui, a certes soutenu les maires qui avaient pris des arrêtés anti-burkinis pour des raisons d’ordre public, mais il a aussi dénoncé les stigmatisations.”

 

Partagez :