Un professeur viré après avoir tenu des propos islamophobes sur Facebook

Un professeur d’histoire bruxellois a été viré suite à des propos jugés islamophobes et racistes sur Facebook. L’homme était intervenu dans une discussion pour dénigrer l’Islam et les pays musulmans.

L’affaire date de février 2012 mais n’a été médiatisée que récemment par les parents d’une ex-élève du lycée Daschbeck. La jene fille avait jusqu’à présent refusé d’en parler de peur de ne pas valider son année suite à une telle polémique.

Retour sur les faits :

La jeune fille de 17 ans s’interroge sur Facebook sur le sentiment religieux lorsque tout à coup, le prof d’histoire intervient dans la discussion. Les propos sont clairement islamophobes et démontrent une aversion pour la “bonne musulmane”.

“Si tu veux être une bonne croyante, pourquoi pas une bonne catholique, ou protestante, ou juive, ou même athée ? Tu peux même croire en Dieu de manière plus subtile comme font les Bouddhistes. Pourquoi choisir la religion qui se caractérise par le plus haut taux d’analphabétisme et qui possède le plus grand nombre de pays sous-développés et arriérés… ?”

Devant ces déclarations, la ville a décidé de montrer l’exemple en licenciant l’enseignant pour “propos islamophobes et racistes” et “violation du décret de 1994 définissant la neutralité de l’enseignement de la Communauté”.  Une sanction qui aurait pu s’avérer plus grave car les autorités ont permis à ce professeur âgé de 50 ans de démissioner par lui même afin de conserver les droits à la pension. 

Sa hiérarchie lui a aussi reproché ses discussions sur Facebook avec les élèves. Pour elle, il s’agit d’entretenir “des contacts inappropriés avec ses élèves en dehors du cadre scolaire”. Suite à ces révélations, le professeur a arrêté ses causeries avec les lycéens sur Facebook pour éviter d’agraver son cas. 

Le motif principal retenu par la ville de Bruxelles pour licencier le professeur est :

d'”avoir tenu des propos hostiles au monde arabe ou à la religion musulmane, propos islamophobes et racistes au sens commun de ces termes […] dans un établissement dont le personnel se doit d’être parfaitement respectueux des convictions et de l’origine de chacun de ses élèves […], élèves dont une portion significative est de confession musulmane ou d’origine arabe”.

Par cette sanction, Bruxelles veut montrer l’exemple face à l’islamophobie en pleine progression dans le pays. Une démarche salutaire que les autres pays européens devraient copier…

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