Jerusalem-Est : Israël autorise la construction de 2610 logements

Israël poursuit son dessein colonialiste et destructeur. Les autorités du pays viennent d’approuver la construction de 2 610 logements au sein du quartier Givat Hamatos à Jerusalem-Est occupée, d’après La paix maintenant, une association luttant contre la colonisation. La nouvelle est parue de manière officielle dans la presse la semaine précédente et dans le Figaro cette semaine. 

Les appels d’offres sont désormais lancés. L’approbation de ce programme date de décembre 2012 mais celui-ci était resté en berne jusqu’alors. 

Les causes de ce revirement ne sont pour l’instant pas connues mais remettre au goût du jour un tel projet quelques semaines après l’opération militaire dévastatrice “Bordure protectrice” ressemble à s’y méprendre à une provocation éhontée d’un gouvernement qui se sait et qui compte bien le faire savoir, aujourd’hui encore plus qu’hier, au dessus des lois internationales. Pendant que les gazaouis vivent dans les ruines de leurs anciennes maisons ravagées, les israéliens poursuivent leur plan de construction sur les territoires dérobés. 

Selon le ministre du Logement israélien appartenant au parti nationaliste religieux, Ouri Ariel, la reprise du projet s’est faite de manière inopinée. 

“Cette publication n’est pas liée à l’actualité mais s’inscrit dans le processus normal des autorisations nécessaires avant tout projet de construction à Jérusalem”. 

Persister dans la construction de logements au coeur des territoires occupés ou annexés est un frein à la mise en place d’un processus de paix devant aboutir sur la résolution du conflit. 

La communauté internationale n’a jamais reconnu le fait qu’Israël ait annexé Jerusalem-Est ce qui n’empêche pas l’Etat hébreu de s’étendre et de bâtir des habitations sur les territoires volés. 

Hanane Achraoui, membre dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), s’érige contre le projet de Givat Hamatos et le définit comme étant un “grand plan israélien de judaïsation de Jérusalem à l’horizon 2020”. Elle démontre qu’Israël “est plus déterminé à voler des terres qu’à faire la paix”.

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