Egypte : Mohamed Badie, leader des Frères Musulmans, une nouvelle fois condamné

Egypte : Mohamed Badie, leader des Frères Musulmans, une nouvelle fois condamné

Le leader des Frères Musulmans ainsi que des membres de son organisation ont une nouvelle fois été jugés par la justice égyptienne ce samedi.

Dans un énième procès, la justice égyptienne a ainsi condamné Mohamed Badie à la réclusion à perpétuité. Le guide du parti avait déjà été condamné plusieurs fois depuis le putsch de Sissi à des peines allant de la réclusion à perpétuité jusqu’à la peine de mort.

Il lui est reproché d’avoir alimenté les violences lors des différentes manifestations d’opposition à la prise de pouvoir de l’armée et à la destitution du président démocratiquement élu Morsi.

Depuis les manifestations ont été dûment réprimées et les mouvements d’opposition musulmane au putsch écrasés dans le sang. On compte déjà des milliers de morts et des dizaines de milliers de prisonniers parmi la population du fait de leur engagement supposé pro-Morsi.

La junte militaire qui s’appuie désormais sur les forces politiques libéro-occidentalistes du pays cultive depuis le coup de force l’image d’un pouvoir fort et sans vergogne afin de dissuader toute opposition de se reformer.

Les haut-dignitaires du pays ont stoppé les programmes étatique jugés “islamisant” pour renforcer la laïcité dans la Constitution et les textes de lois fondamentaux du pays.

Au delà des textes, le blocus total de Gaza par l’Egypte lors de la guerre israélienne a été interprété par beaucoup comme la volonté de Sissi d’en finir avec les frères musulmans jusqu’à Gaza quitte à collaborer étroitement avec les israéliens. L’Arabie Saoudite, elle aussi, continue à appuyer à coup de pétro-dollars l’armée de Sissi sur fond de guerre anti-Qatar dans sa purge anti-fréristes.

A travers ces nouvelles condamnations, on peut supposer comme acquis définitivement l’accord tacite américain à la politique sissienne de répression et l’abandon de l’ouverture américaine aux “islamistes modérés”, ce qui inquiète fortement … la Turquie.

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