Transmettre l’amour du mois de Ramadan, un devoir parental || Papa Musulman

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Bismillah hir-Rahman nir-Rahim

Je me permets de prendre un peu de votre temps pour mettre en avant un devoir parental que nous oublions souvent. Parental ne veut évidemment pas dire que seule la mère doit s’en occuper. Le père doit lui aussi s’investir dans l’éducation de ses enfants et ce devoir parental dont je vais vous parler est un énorme travail que nous devons faire en tant que papa. Nous serons questionnés à ce sujet.

Qu’Allah nous y aide !

Un don d’Allah

Je n’ai nullement l’intention de vous parler en détails des récompenses et de l’importance du mois sacré de Ramadan, ce mois où le Qur’an a été descendu, ce mois dont le jeûne est un pilier de l’Islam, ce mois où les mosquées sont pleines (et malheureusement bien moins en dehors de ce mois), ce mois où nous, musulmans, essayons d’avoir les meilleures des actions (et que nous devrions avoir tout au long de l’année), ce mois où nous essayons de nous faire pardonner par Allah. Ses bienfaits, ses récompenses et son importance, nous en savons tous quelque chose, au moins un peu.

Occasion de se faire pardonner

Gloire à Allah, l’Infiniment Miséricordieux, pour les énormes occasions qu’Il nous donne pour nous faire pardonner ! Et ce mois en est une énorme.

« Ô les Croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous (les peuples précédents), ainsi atteindrez-vous la piété, pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait plus de son propre gré, c’est pour lui ; mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez ! » [Sourate 2 – Verset 183 & 184]

« Qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés. » [Hadith rapporté par l’Imam Al-Bukhârî et l’Imam Muslim].

Aux antipodes de l’individualisme

Mais ce mois n’est pas un mois individualiste, où nous cherchons à nous faire pardonner personnellement par Allah. Comme toute notre magnifique religion qu’est l’Islam, ce mois est un mois de partage, de générosité, de gentillesse, de patience, de fraternité, de solidarité, de bonnes actions, etc. En réalité, aux antipodes de l’individualisme qui règne dans nos sociétés. Ce mois est également l’occasion pour nous de partager toutes ces bonnes attitudes avec nos enfants, tout en sachant et en gardant en tête que le reste de l’année doit être de même. Nous pouvons quand même noter une ambiance et un climat particulièrement apaisant et fantastique durant tout ce mois. La lumière de la foi éblouit nos foyers.

Remise en question

Durant ce mois, nous voyons la grandeur et la beauté de l’Islam mais nous n’oublions pas de nous remettre en cause durant tout ce mois sinon il serait raté. Tous les jours, nous nous demandons si notre jeûne est accepté par Allah et nous nous demandons également pourquoi nous ne faisons pas les mêmes efforts durant les autres mois de l’année. Par cette remise en question (qu’on devrait avoir au quotidien durant toute l’année et non seulement durant ce mois sacré), nous essayons d’avancer dans notre foi et essayons de faire des pas de plus vers notre belle religion.

Moment merveilleux pour transmettre les valeurs islamiques

C’est ce que nous cherchons à transmettre à nos enfants en leur montrant bien que ce sont ces actions et attitudes que nous devrions tous avoir durant toute l’année. La transmission de ces valeurs, de ces attitudes passe évidemment par l’exemple. Nous ne transmettrons jamais la gentillesse ou la générosité à nos enfants sans l’être nous-même. Mais cette transmission n’est souvent pas considérée à sa juste valeur. Ce mois est malheureusement souvent considéré comme un mois où il faut se priver de nourritures et de boissons alors que non, pas seulement !

Pas que des privations

Nous avons tendance à penser que le Ramadan est un mois d’interdits et de privations seulement. En pensant ainsi, c’est ce que nous allons transmettre à nos enfants. Mais malheureusement, cela a de graves conséquences pour eux, pour leurs pratiques et même pire, pour leur foi. Pourquoi ? Ils ne vont pas considérer ce mois comme un mois d’énormes bienfaits, de revivification spirituelle et de purification corporelle mais tout simplement comme une obligation, dénuée de sens ou même pire comme un mois rempli d’interdits uniquement. Les interdits ne sont pas le centre de ce mois. Ceci n’est pas le mois de Ramadan ! Cette attitude pourrait perdre nos enfants et les éloigner très loin du mois de Ramadan et même de l’Islam, peut-être. Qu’Allah nous en préserve !

Transmettre l’amour de ce mois

Tout comme l’Islam et la foi, nous devons d’abord transmettre l’amour de ce mois. La partie mecquoise du Qur’an ne parle que de foi, d’Allah, d’unicité et rarement, si ce n’est jamais, de pratiques et de jurisprudence. Ces thèmes sont quant à eux traités avec la partie médinoise du Qur’an. Après avoir bien ancré l’Islam et la foi dans le cœur des musulmans durant la période mecquoise, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam), avec la volonté d’Allah, a mis en avant la jurisprudence. Ça ne pouvait être autrement ! Les musulmans se sont soumis aux pratiques islamiques sans sourciller car ils avaient avant tout une foi énorme et bien ancrée dans leur cœur.

Prenons pour exemple, l’interdiction de l’alcool (ou plutôt de toute boisson qui rend saoul). L’alcoo n’était pas interdit jusqu’au jour où Allah l’a décrété. Dès que les musulmans, dont certains étaient en train de boire, eurent connaissance de cette interdiction, ils abandonnèrent leurs bouteilles d’alcool et ce ne fut pas compliqué pour eux.

C’est exactement le même cas pour le mois de Ramadan. Si l’amour d’Allah, du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam), de l’Islam et de ce mois est bien ancré dans le cœur de nos enfants, il ne sera pas difficile pour eux de pratiquer le jeûne et de se soumettre à Allah.

Merci de m’avoir lu.

Je ne suis pas un savant. Loin de là. Qu’Allah me pardonne donc mes erreurs.

Allah est le Plus Grand et sait mieux que quiconque.

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