Syrie – La probable intervention militaire occidentale divise le Maghreb

Les Nations Unies n’ont pas encore confirmé la responsabilité de Bachar Al Assad dans les attaques chimiques du mercredi 21 août à Damas, mais La ligue arabe a déjà condamné le régime syrien ce mardi, sans l’ombre d’un doute.

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de cette dernière adopteront, lors d’une réunion la semaine prochaine au Caire une résolution condamnant le président syrien et soutenant une éventuelle intervention militaire étrangère. Au Maghreb, le conflit divise.

 

bashar al assad

 

L’Algérie pour une solution diplomatique…

L’Algérie qui a déjà émis ses réserves devrait voter contre cette résolution, fortement soutenue par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Les réserves de l’Algérie concernent l’alinéa 4 de la décision portant sur “le soutien total au peuple syrien pour se défendre” et le recours au Conseil de sécurité.

Nadir Larbaoui, représentant de l’Algérie à La ligue arabe “a appelé toutes les parties à assumer leurs responsabilités et à prendre conscience du caractère sensible de la situation à travers le suivi du travail du groupe d’experts de l’ONU qui a entamé sa mission en Syrie sur l’usage d’armes chimiques dans l’attente des résultats de cette enquête qui permettront d’adopter une décision adéquate contre les auteurs de ces crimes”, rapporte l’agence algérienne APS.

“L’Algérie appelle, aujourd’hui plus que jamais, la communauté internationale à encourager et à soutenir les parties syriennes à engager un processus politique de sortie de crise au service de la paix, de la stabilité du pays, de la cohésion et du progrès du peuple syrien frère”, a déclaré hier le ministère algérien des Affaires étrangères.

Le Maroc favorable à une attaque occidentale…

Le royaume du Maroc appelle la communauté internationale à intervenir en Syrie contre Bachar el-Assad. Une réaction radicale après plusieurs jours de mutisme.

Il appelle la communauté internationale à adopter la solution militaire contre le régime de Bachar el-Assad. Le Maroc condamne « le massacre ignoble commis dans la région syrienne de Ghouta » et « prend le régime syrien pour responsable des événements et des conséquences » relatifs au scandale des armes chimiques.

 

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Rabat appelle donc « la communauté internationale à œuvrer pour trouver une solution à même de sauver le peuple syrien et lui fournir des aides urgentes ».

Le palais pousse l’ONU à donner son feu vert et se range sans aucune hésitation du côté des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne ou encore de l’Arabie Saoudite.

 

 

La Tunisie contre une intervention militaire étrangère…

En pleine crise politique, la Tunisie se fait discrète sur une éventuelle intervention militaire étrangère aujourd’hui. Pourtant, c’est à Tunis que s’est tenue la première “Conférence des amis de la Syrie” le 24 février 2012, sous la co-présidence de la Tunisie et du Qatar.

Le président de la République, Moncef Marzouki, s’était montré hostile à une intervention militaire étrangère en Syrie et avait proposé l’immunité judiciaire à Bachar et sa famille contre un refuge politique en Russie.

M. Marzouki avait également appelé à la création d’une force arabe pour le maintien de la paix.

Le ministre des Affaires étrangères, Othmane Jerandi, a déclaré au terme d’une réunion du Conseil Supérieur de Sécurité tenu ce vendredi 30 août au Palais de Carthage que “l’utilisation d’armes chimiques contre les civils constitue un virage dangereux” dans le conflit syrien.

 “La Tunisie condamne fermement l’utilisation massive des armes et l’utilisation d’armes chimique interdites par les conventions internationales, quelle qu’en soit leur provenance” et d’ajouter “nous attendons le résultat des enquêtes de l’ONU pour connaître la partie responsable de cette attaque”.

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