Le CRI « dénonce le procès politique intenté à son président Abdelaziz Chaambi » | COMMUNIQUÉ

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La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie dénonce le procès politique intenté à son président Abdelaziz Chaambi pour avoir défendu la famille Msakni à qui l’Etat avait enlevé en Février 2015 ses 5 enfants, dont un nourrisson de 3 mois privé du sein de sa mère, sous le prétexte incompréhensible et injustifié de « culture radicale » des parents.

Les militants et sympathisants de CRI s’étaient mobilisés contre cette injustice et les enfants avaient rejoint le foyer familial au bout de quelques jours, et les résultats de cette mobilisation avaient déplu aux autorités administratives et judiciaires qui ont décidé deux ans après les évènements de poursuivre notre président, au titre, semble-t-il, de représailles !

Après avoir accusé Monsieur Chaambi de radicalisme, puis de menaces envers le Conseil Général de l’Isère, le Procureur de la République de Bourgoin Jallieu a décidé de le poursuivre le 15 Février 2017 à 14h30 pour : « outrage et atteinte à la dignité de fonctionnaires » que personne ne connait puisque Monsieur Chaambi n’avait eu aucun interlocuteur direct du Conseil Général dans cette affaire lors des différentes manifestations.

CRI demande l’annulation de ce procès politique dont les objectifs évidents consistent à vouloir punir un militant et en dissuader d’autres de défendre les familles ou personnes victimes d’islamophobie et d’arbitraire d’Etat .

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Vos réactions :

  1. Croissant de lune

    Assalamou ‘alaïkoum, alors ça, c’est une affaire folle. Un militant est poursuivi en raison de son militantisme même. La seule chose qu’ils arrivent à évoquer, c’est l’outrage à fonctionnaire, parole contre parole donc. Si on extrapolait à d’autres associations et syndhicats qui ont souvent à négocier parfois fermement avec les autorités, on pourrait presque toujours évoquer l’outrage à fonctionnaire, lequel outrage n’est pas démontrable, donc parole contre parole, selon la sensibilité de ceux qui jugent, sensibilité déjà formatée d’avance suite au conditionnement médiatique anti-Musulman juste énorme. J’ignore si les associations militantes de ce genre ont un statut qui les protègent contre l’abus de ce grief d’outrage, je suppose que la chose est prévue en législation, sans quoi on pourrait aisément interdire n’importe quelle association ou syndhicat à volonté. Si le président du CRI est condamné, ce serait un signal à tout le tissu associatif Français. Est-il temps d’agir pour que ce procès absurde ne se tienne pas?

    En fait, les associations qui luttent contre l’Islamophobie, il n’y en a que deux à ma connaissance. Le CRI en est une importante, c’est la vie du CRI qui est en jeu. S’il ne reste plus que le CCIF, une seule association qui capitaliserait la cause de lutter contre l’Islamophobie, on voit très bien le danger, l’absence de pluralité ouvre la voie à toutes les complaisances des agenouillés. Nous serions non pas sous le régime du parti unique, encore que, mais bien sous le régime de l’association unique supposée nous protéger de l’Islamophobie. Or, comme en toute chose, la pluralité voire la concurrence et l’information plurielle sont meilleurs gages de liberté que le monopole exclusif. C’est à se demander si la gouvernance Française ne tolère la lutte contre l’Islamophobie qu’encadrée et réduite au minimum, sous les espèces d’un monopole contrôlable.

    Lirons-nous ce qu’en pense celui qui pointe son doigt?

    Croissant de lune.

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